Programmation 2016 : "L'espérance est un risque à courir"

Les places réservées sont à retirer à la billetterie au moins 45 minutes avant le début du spectacle.


The Great Disaster

Compagnie Askell

Jeudi 13 octobre

à 15h et 21h

 

Salle Max Linder / St Girons

 

Giovanni Pastore (ou Jean Berger ou Johann Schaeffer), figure fantasmagorique de The Great Disaster, conte à travers le naufrage du Titanic, l’Histoire -une histoire- des travailleurs immigrés. Mort vivant, ses paroles et son corps sont libres : il réunit dans l’espace scénique les exploités de l’entre-pont et les classes mondaines du célèbre navire. 



Dreck

Compagnie du Spectre Malicieux

Vendredi 14 octobre

à 21h

 

Salle du Foyer d'Action culturelle / Castillon en Couserans

 

Au-delà d’une histoire singulière, celle de Sad, au delà de ses propos violents et désespérés, de cette haine subie qu’il finit par retourner contre lui, c’est toute l’âpreté de ce monde qui se dit avec, en filigrane, le danger de déshumanisation qui nous guette.

Sad, en anglais signifie triste et en arabe le fier. 

Mais Sad n’est pas triste, il vend des roses, Sad a fui son pays à cause d’une guerre de plus. 

Qui peut prétendre avoir cent roses chez lui tous les jours ? 

Sad vit bien. Sad a un ami Nabil, Sad pense souvent à sa mère et à Elle. Sad boit du gin, mange du cochon et aime la littérature. 

Un Leica lui a ouvert le monde…  



Conversation sur le rivage du monde

Compagnie Layidou / Côté cour

Samedi 15 octobre

à 21h

 

Salle Roger Maurette / Prat Bonrepaux

 

+ DÉBAT à 14h au salon d'honneur de la mairie de St-Girons, " l'exode un espoir ?", en présence des comédiens.

Entrée libre

 

Ces deux naufragés rescapés de l’immigration clandestine se livrent l’un à l’autre, s’accrochent l’un à l’autre. Les comédiens jouent ensemble pourtant cette rencontre impossible nous donne à voir deux solos dans un duo étonnant d’humour et d’émotion. 

 

Ils racontent l’horreur de la traversée, leurs espérances, leur désespoir, leurs peurs. Elle, vient d’arriver. Lui n’est plus qu’une caricature du noir américain, s’éloignant de ses racines chaque jour un peu plus. La mise en scène est pleinement au service des comédiens qui nous livrent une histoire d’une actualité brûlante avec une émotion qui ne laissera personne indifférent. 



La calebasse maudite et autres contes

Koami Vignon

Dimanche 16 octobre

à 17h

 

Salle de l'école / Aulus-les-Bains

 Les spectacles de Koami ont pour cadre l’Afrique de l’Ouest : il raconte des histoires du Burkina, du Togo, du Bénin et du Mali. Fort de son expérience de comédien, il choisit de jouer les personnages et de les mettre en scène comme au théâtre. Il s’appuie sur l’interaction avec le public pour créer une ambiance conviviale et chaleureuse, faite de rires et d’émotions. Il s’accompagne souvent de la calebasse et d’un petit tam-tam comme instruments de musique, et entonne certains chants des pays qu’il a traversés. 



Ellis Island

Eric Lareine & Pascal Maupeu

Vendredi 21 octobre

à 21h

 

Salle polyvalente / Seix

 

De 1892 à 1924, près de 16 millions de personnes venues des quatre coins du monde ont débarqué sur Ellis Island. Cette «île des larmes», située à quelques centaines de mètres de la Statue de la Liberté à New York, passage obligé pour tous ces hommes et femmes emplis d’espoir, est devenu le symbole de l’immigration vers le nouveau monde. Inspirés des textes de Georges Perec et de Joe Brainard, Eric Lareine et Pascal Maupeu nous embarquent pour un voyage littéraire et musical où résonne la voix rocailleuse de l’un et la guitare mélancolique de l’autre. Un véritable bijou, poignant, élégant et délicat, d’où émerge la question des racines, de l’arrachement, de l’exil, de la mémoire… 



La soif de vivre

Compagnie Pour ma pomme!

Dimanche 23 octobre

à 17h

 

Nouvelle salle polyvalente / Massat

C’est l’histoire de Gaspard, un p’tit bonhomme bien comme il faut qui vit bien tranquillement dans la Grande Grande Ville.  Ici, l’eau a disparu, elle a été remplacée par le LaLaVida, une boisson légère, finement sucrée, aromatisée à la fraise, vanille, menthe, citron ou chocolat. 

 

Tout va bien dans la petite vie de Gaspard, mais, un jour, un drôle d’humain bizarre entre chez Gaspard: il cherche désespérément la moindre goutte de vraie eau pour apaiser sa soif. Cette soudaine intrusion va bousculer toutes ses petites habitudes et l’entrainer dans une aventure extraordinaire à la recherche de l’eau.

La Soif de Vivre, c’est un conte familial clownesque épique et poétique pour les grands et les petits, à savourer en famille ou entre amis... 



La vraie vie de Shéhérazade

Compagnie Néfertiti la Foraine

Vendredi 28 octobre

à 21h

 

Théâtre de verdure / Tourtouse

(Salle polyvalente en cas de pluie)

 

Au fil des siècles Shéhérazade a été reléguée à jouer un rôle de figurante dans son oeuvre mythique où seules sa beauté et sa ruse trônent comme uniques atouts. En vérité, il s’agit d’une jeune femme, qui par son courage, sa connaissance et son talent de conteuse, non seulement sauve sa vie, mais fait basculer l’histoire de son peuple, de la cruauté à l’amour, de la tyrannie à l’humanisme. Shéhérazade n’est pas qu’un corps érotique, ni une âme manipulatrice, elle est femme initiatrice, elle transmet la culture et elle porte en elle la magie de l’imaginaire. Son outil c’est la parole, et sa parole a comme but ultime non pas de divertir, mais de transformer, d’élever… 

Seule en scène, Maria Beloso Hall, nous livre une interprétation contemporaine de Shéhérazade, à trois âge différent: 1000 ans, 40 ans et 16 ans. Elle est fraîche, enfantine, passionnée, son langage est poétique et fleuri. 



Et la lumière fût (de Jacques Lusseyrand)

Marie-Christine Barrault

Samedi 29 octobre

à 21h

 

Salle Max Linder / St-Girons

 

+ DÉBAT "l'espoir malgré tout ?" à 15h à la salle Max Linder en présence de l'artiste.

Entrée libre

 Lecture théâtralisée par Marie-Christine Barrault.

 

En 1940, la France capitule. En 1941, Jacques Lusseyran, alors qu'il est aveugle et n'a pas 18 ans, entre en résistance en rejoignant le mouvement Défense de la France. Le 20 juillet 1943, il est arrêté par la Gestapo, interrogé pendant des jours interminables et enfermé à Fresnes. Il sera déporté en 1944 à Buchenwald. Comment un aveugle peut-il survivre à cet enfer? Grâce à la protection d'un groupe de Russes et à sa connaissance de l'allemand qui lui permettra d'informer les autres déportés des agissements des S.S. Après un an et demi d'horreur, il est libéré et revient en France où il poursuivra ses études en affirmant ses aspirations littéraires balayées par la guerre. Cette autobiographie est un exceptionnel exemple d'amour de la vie, de courage et de liberté face à l'adversité.