Rapport pour une académie

Théâtre du Spectre Malicieux

De Franz Kafka

Collaboration artistique : Bruno Wagner & El Yamine Bendib

Dispositif scénique : Jean-Marie Martin

 

Cette farce de Kafka, écrite en 1917, met en lumière quelques paradoxes de notre humaine condition. Si elle se prête à une lecture philosophique des pièges de la liberté on peut aussi y voir une métaphore des rapports de domination…

Capturé sur la Côte de l’Or avec quelques compagnons d’infortune, il ne lui a pas fallu longtemps pour comprendre que s’il ne voulait pas croupir dans un zoo, il lui faudrait s’humaniser coûte que coûte.

Aussi notre singe s’est-il lancé sans retenue dans de nouveaux apprentissages avec l’énergie de ceux qui croient qu’ils n’ont plus rien à perdre. Se nourrissant des belles paroles de ses maîtres, s’accommodant aussi de leurs mesquineries, il enchaîne pirouettes et facéties… jusqu’à nous renvoyer une bien dérisoire image de notre aimable suffisance. Mais, au fait, peut-on vraiment parler de choix quand on n’a d’autre issue ?

 

 

La compagnie : Fondée en 1988 par El Yamine Bendib, le Théâtre du Spectre Malicieux s’est particulièrement intéressé à la question vertigineuse de l’identité et aux apparences sociales et culturelles auxquelles on la réduit trop facilement. Parler d’identité, d’appartenance, parce que ces notions nous touchent, surtout quand elles sont sources d’ostracisme ou d’injustice, niant toute perspective d’altérité , comment en parler ? Comment en faire un spectacle ? Quelques auteurs nous ont aidés ou inspirés : S. Mrozek, O. Wilde, L. Calaferte, R. Schneider… et plus récemment F. Kafka.