Les Forains

Cie du Périscope

Une comédie de Stephan Wojtowicz,

Mise en scène par Laurent Deville

Avec Louise Boudevin, Christelle Lehallier, Frédéric Cyprien, Antonio Scarano, Nicolas Simonneau

 

« Au-delà de la forme et d’une mécanique redoutable, la pièce « les forains » traite de l’un des thèmes qui me fascine le plus, à savoir le rapport aux autres, la rencontre. Nos sociétés contemporaines, prisonnières entre un fonctionnement global et le concret du quotidien, un désir de découvrir l’Autre et un individualisme forcené, ne nous entraînent-elles pas, à travers la complexité du monde, vers une cruelle solitude ? Naviguant entre de multiples cercles de sociabilité sans jamais nous arrêter, avançons-nous ou bien fuyons-nous ? Ainsi, le choix de mettre en scène une comédie avec un propos politique s’est imposé comme une urgence car ancrée dans le réel et faisant écho à des préoccupations quotidiennes. Une fiction satirique privilégiant l’humour pour dépasser les apparences. »

Laurent Deville

 

La nuit, entre une décharge et une voie ferrée…

Une caravane, un peu de lumière, un campement forain… Nono est allé chercher une pièce pour le camion, Jackie a préparé les raviolis en boîte et Eddie regarde passer les trains comme on regarde passer les heures qui nous échappent. Chacun passe le temps quand soudain un train s’arrête. Hélène et Olivier descendent et la rencontre a lieu. Le monde «des gens biens », «civilisé», roulant sur la voie droite d’une société qui file à toute allure, freine dans ce nulle part peuplé de ceux qui restent au bord des rails : les exclus, les rustres, les marginaux.

 

Et tout de suite, ça grince, ça crisse, ça fait des étincelles !

Les Forains, c’est l’histoire de cette rencontre improbable, un moment de folie

à la croisée des chemins où il n’y a plus de chemin… Un petit tour dans le

manège de l’humanité, un petit tour pour voir, un petit tour pour rire !

 

La compagnie: Créée en 2005, la compagnie du périscope a vu le jour sous l’impulsion de trois comédien.nes / metteur.e.s en scène, pour la création de leur premier spectacle : « On ne peut pas tout embrasser ». Posant les bases de leur préoccupation, à savoir la relation entre théâtre et politique, la compagnie aborde des sujets sensibles tout en conservant un ton volontairement drolatique et populaire. Adaptations de textes contemporains ou créations, les spectacles de la compagnie tentent à chaque fois d’ouvrir le regard tout en privilégiant l’humour comme vecteur de questionnement et de débat. Ancrés dans la réalité sociale et politique, ils doivent alors s’adresser à tous les publics, dans un souci de diversité.


Crédit photo: Loran Chourrau - Le petit cowboy