La permaculture


Vendredi 18 novembre / 20h

Le Galopin à Saint-Girons

Avec la participation de Mauve Magnet.

 

"Définition « officielle » de la permaculture : une méthode mise au point par Bill Mollisson et David Holmgren, basée sur 3 piliers : prendre soin de la terre, prendre soin des hommes et partager les surplus ! Une méthode de conception de lieux de vie soutenable d'un point de vue écologique, économique et sociable! Les « lieux de vie » pouvant représenter le corps, la maison ou la communauté locale dans laquelle on vit, on parlera donc de permaculture agricole, urbaine mais aussi économique et sociale.

 

Qu'est ce pour vous la Permaculture ? D'ou vient elle ? Pourquoi en a-t-on besoin ? Pourquoi cela fait il de plus en plus sens de l'intégrer dans nos vie ? 

Comment utiliser cette méthode pour trouver les techniques les mieux adaptées ? Voilà quelques questions que nous explorerons ensemble après une brève présentation de ma vision des choses basée sur les enseignements de Leslie Martin, Rosemary Morrow, Joan et Marguerite De Larrard ou encore Steve Read ainsi que sur mon expérience des milieux agricoles et sociaux permacoles.

 

Attention, même si des exemples de techniques utiles pourront être donnés il ne s'agit pas d'une rencontre destinée à échanger des techniques de jardinage, mais bien de discuter de toutes les dimensions de la permaculture dans notre vie et comment elle peut nous aider à construire un monde plus durable et plus équitable pour tous les êtres vivants de cette planète."



La permaculture: présentation


Elle renverse les dogmes de l'agronomie traditionnelle pour  proposer un nouveau mode de production agricole très économe en énergie (travail manuel et mécanique, carburant...) et respectueux des êtres vivants et de leurs relations réciproques.

Les grands principes

PAS DE LABOUR

Quand on parle de travail du sol, immédiatement l'image du travail mécanique ou manuel du sol vient à l'esprit. Cependant, le travail du sol  c'est aussi le travail des racines des plantes, le travail des micro-organismes qui décomposent la matière organique, le travail des vers de terre qui sur une parcelle d'un hectare représentent en masse le poids de deux bœufs qui retournent la terre et participent à sa structuration en permanence.

Les labours profonds perturbent l'activité des micro-organismes anaérobies (ceux résidant en profondeur et ne consommant pas d'oxygène) et aérobies (ceux de la superficie qui doivent disposer d'oxygène pour vivre). De plus ces labours provoquent une minéralisation rapide de l'humus stocké en profondeur.

Bien sûr, on s'imagine mal un semis 'nu' à même le sol. L'absence de labour s'accompagne de deux mesures :

  Une nécessité de conserver une couverture permanente du sol, qu'il s'agisse d'engrais vert, de mulch (matériau végétal mort constituant un 'tapis' protecteur)

  Le semis de graines 'protégées' : les graines sont humidifiées et roulées dans de la poudre d'argile avant 'semis direct', ce qui les protège de l'extérieur. Lorsqu'un épisode pluvieux viendra humidifier la graine ainsi protégée, la levée de dormance aura lieu et la germination pourra commencer.

 

PAS D'ENGRAIS

La terre n'est pas un support minéral inerte. Elle abrite des centaines de millions de micro-organismes qui ne sont pas là sans raison. Ceux cis peuvent travailler de manière optimale et enrichir la terre s’ils ne sont pas perturbés par des apports extérieurs. Les engrais possèdent de nombreux effets pervers, et ne respectent pas la physiologie et la vitesse de croissance des végétaux. Si on augmente leur vitesse de croissance, ils se trouvent fragilisés et donc plus sensibles aux maladies et insectes, d'où la nécessité de recourir à une protection extérieure artificielle. De plus, les engrais ne se contentent souvent que d'apporter des composants majeurs (NPK) en négligeant les éléments secondaires (oligo-éléments) qui sont pourtant nécessaires à la plante. Pour cultiver sans engrais, il faut toutefois pratiquer le retour à la terre des parties de la plante inutilisées après la récolte. En effet la plante s'insère dans un cycle et si celui-ci est rompu par une exportation intégrale de la plante, la terre finira par se fatiguer.

 

PAS DE PESTICIDES

 

Les pesticides chimiques posent de nombreux problèmes, mis en lumière depuis de nombreuses années : bioaccumulation et concentration des résidus 


La permaculture en France

Las encantadas:

En France une seule association œuvre au développement de cette agriculture naturelle et propose régulièrement des stages de formation/initiation dans toute la France :

Las Encantadas

BP 217

Limoux Cedex

Tel : 04 68 31 51 11

Sites en français

Ecotopie propose une page sur la permaculture intéressante avec des adresses de personnes ressources, et une bibliographie (rubrique agriculture). 


Sepp Holzer le fermier australien en Autriche

Permaculture en Autriche Sepp et Veronika Holzer

 

La permaculture un développement durable - sepp holzer

 36 : 03 min  Ajoutée le 9 juin 2015

http://www.youtube.com/watch?v=H4t89ojYwvI

Une visite chez Sepp et Veronika Holzer sur le Krameterhof en Autriche. Sepp et Veronika Holzer ont crée un jardin d´Eden, à 1500 mètres au-dessus du niveau de la mer. En trente ans, Kameterhof est devenu un symbole de ce que la permaculture peut réussir. Ils ont transformé son "désert de sapin" en une ferme produisant une nourriture saine, de l´eau et de l´énergie pour leur consommation et un environnement favorable à l´épanouissement des animaux, des plantes et du sol.    


Formations : « Permaculture & Autonomie 2017»

Eco Centre du Périgord Limousin                              http://ecocentre.org/

 

Froidefon

24450 Saint-Pierre-de-Frugie

Tél : 05-53-52-20-87

Courriel : contact@ecocentre.org

__________________________

 

FORMATION : « Permaculture & Autonomie »        programme 2017

http://ecocentre.org/permaculture/

 

Infos pratiques et inscription, merci de contacter Christelle par courriel :

Contact : formation@ecocentre.org


La permaculture en Slam

 

le long de la chaine alimentaire, induction d'une sélection  d'insectes résistants aux traitements nécessitant des épandages toujours plus fréquents, pollution de l'eau et de l'air... 

En réalité les déséquilibres induits par les grandes monocultures intensives sont une aubaine pour les ravageurs qui trouvent là les conditions optimales pour leur reproduction et leur alimentation. Dans les systèmes agricoles moins intensifs de polyculture, respectueux des écosystèmes, un certain équilibre s'établit, et la population de ravageurs est auto régulée car ces ravageurs ne sont que le maillon de la chaine alimentaire, qui est respectée dans ce type de système. Les haies, mares et autres refuge permettent aux auxiliaires (les 'prédateurs' des ravageurs) de jouer leur rôle. Une rotation judicieuse des cultures et une association intelligente des cultures dans le temps permettent bien souvent à la population de ravageurs de rester sous le seuil de nuisance réel (si l'on tient compte de l'énergie utilisée pour la lutte).

 

PAS DE SARCLAGE

Existe-il vraiment des mauvaises herbes ? Une couverture du sol est toujours bénéfique. Les mauvaises herbes possèdent des racines qui pénètrent le sol, l'aèrent, l'ameublissent et l'enrichissent.  L'observation est de mise : les mauvaises herbes peuvent être d'excellents indicateurs à différents titres (état du sol, type de culture favorable sur cette parcelle...). Lorsque les mauvaises herbes posent des problèmes réels, il convient de les éliminer grâce à d'autres herbes qui les concurrencent plutôt que de gaspiller de l'énergie à les arracher à la main. Comme pour les ravageurs, les équilibres entre les différentes espèces viennent réguler les débordements.

 

CONCLUSION

Ces quatre grands principes sont pour le moins révolutionnaires. Manasobu Fukuoka a expérimenté des techniques pendant près d'un demi-siècle. Au bout de plusieurs dizaines d'années, il cultivait une espèce de riz qui était devenue très robuste à force de sélection naturelles et il obtenait des rendements identiques à ceux de la riziculture classique au Japon. A la fin des années 80, alors qu'il envisageait d'envoyer des semences de ce riz très performant dans les pays en voie de développement, ses activités ont connu une fin très brutale lorsque l'armée japonaise a saisi et détruit l'intégralité de sa récolte et de ses semences.

La pratique de la permaculture a été reprise à la fin des années 70 par Bill Molisson en Australie ou elle connait un essor certain dans ce pays.

La fleur permaculturelle

Les éthiques & les principes

Les principes de conception


La permaculture en Ariège

Si vous souhaitez visiter un lieu près de Saint-Girons (Moulis), vous pouvez contacter Tom au  06 41 22 31 16.

Ouvrages

Les trois ouvrages existant en langue française sur le sujet sont :

- La révolution d'un seul brin de paille, Masanobu Fukuoka, Ed. Guy Trédaniel Editeur

- L’agriculture naturelle, Masanobu Fukuoka, Ed. Guy Trédaniel Editeur

- Permaculture 2, Bill Mollison, Ed. Equilibres aujourd’hui

Les ouvrages de Fukuoka sont très complets et plutôt théoriques. Ils expliquent le pourquoi, le comment de la permaculture. Bill Mollisson par contre a écrit des ouvrages à visée beaucoup plus pratique : aménagements, plans, schémas et dessins explicatifs. Il s'agit davantage d'un 'manuel de permaculture' (Permaculture 1 est épuisé).


Sepp Holzer The Agro Rebel  ( en anglais )

 

44 :35 min    Ajoutée le 9 juil. 2016

https://www.youtube.com/watch?v=Ekub958v7Ks 

The Austrian farmer Sepp Holzer is an agricultural rebel, growing everything from potatoes to oranges on his mountain farm near Salzburg, despite annual average temperatures of 4.6°C and stunning altitudes of up to 1,500 meters above sea level. He has created a unique paradise, out of what was previously meadow and forest areas.


FORMATION : « Cours de Design en Permaculture »         printemps 2017

 

http://ecocentre.org/permaculture/cursus-design-en-permaculture/    

 

Cours étalé sur 6 WEEK-END

Ce cours se déroule sur 6 week-ends de février à mai 2017 (possibilités d’assister uniquement aux week-ends de son choix) :

 

Week-end des 4 & 5 février 2017 : INTRODUCTION

Week-end des 25 & 26 février 2017 : SOL & PRODUCTION VIVRIÈRE

Week-end des 18 & 19 mars 2017 : EAU

Week-end des 8 & 9 avril 2017 : SYSTÈME AGRICOLE

Week-end des 29 & 30 avril 2017 : HABITAT & TECHNOLOGIES APPROPRIÉES

 

Week-end des 20 & 21 mai 2017 : BIO-RÉGION & VIVRE ENSEMBLE



Documentation fournie par Alain Cécille & Mauve Magnet